Formations cliniques du Champ lacanien

Collèges de Clinique Psychanalytique

Journées

Journée nationale

Organisé par le CPP de Paris

Comme chaque année a lieu au printemps la Journée nationale.

Séminaire des enseignants : « Perversion généralisée, jouissances particulières »

Les enseignants du Collège de clinique psychanalytique se réunissent un samedi pour présenter à leurs collègues, transmettre et discuter de leurs travaux, avancées et questions. Les inscrits sont tenus de participer à ces rencontres. La transmission d’un désir de savoir s’y repère dans la mesure où chaque enseignant présente, à partir d’une position analysante, une question au plus vif de sa pratique. L’expérience des années précédentes a montré qu’une véritable dynamique s’en dégage.

Cette dynamique, c’est ce que l’on appelle « transfert de travail » dans la communauté analytique. Il ne se conçoit qu’à partir de ce constat que chacun a pu faire au terme de son analyse : il n’y a pas d’Autre pour savoir à sa place.

Cette absence engage l’analyste à partager avec ses collègues une communauté d’expérience. Ce lien entre praticiens de la psychanalyse est essentiel, il est au principe de ce que Lacan attendait d’une école. « L’École instaure entre ses membres une communauté d’expérience dont le coeur est donné par l’expérience des praticiens. »

Stages

Stage : « Éthique et diagnostic dans la clinique des enfants »

Responsable : Marie-José Latour

Au temps où les acronymes, TOC, TOP, TED et autres code-barres se substituent à la psychopathologie, à l’heure où les statistiques voudraient prendre le pas sur une clinique du sujet, au moment où les étiquettes voudraient tenir lieu de diagnostics, à l’époque où les symptômes deviennent autant de handicaps ou de déviances, il est essentiel que les psychanalystes puissent s’expliquer sur la nécessité épistémique et pratique du diagnostic et sur l’éthique qui en oriente l’usage.
Il n’est pas besoin de rappeler les récentes velléités de certains à vouloir faire des enfants de la chair à phényléthylamine pour souligner l’importance cruciale de ces questions complexes dans la clinique psychanalytique avec les enfants. Le souci de ne pas enfermer l’enfant dans une classification délétère ne saurait justifier la méconnaissance de ce qu’exige la responsabilité clinique : s’orienter sur la structure pour penser la pertinence du dispositif analytique et sa direction.
Distinguer dans le fatras des troubles du langage ce qui revient à ce qu’on appelle des mots d’enfants de ce qui peut témoigner de l’impossibilité de la mise en fonction de la coupure, faire la part dans les phénomènes imaginaires de ce qui relève d’une aliénation identificatoire ou d’un collage, repérer dans les phénomènes de jouissance ce qui ressort à la vivacité des enfants et ce qui tient de l’agitation maniaque, nous conduiront à revenir sur les repères que Freud nous a transmis  (avec le concept de névrose infantile notamment), sur ceux que Lacan a interrogé (la forclusion du Nom-du-Père notamment) et à prendre acte de la pertinence de la clinique borroméenne qui met au premier plan l’éthique du discours analytique quant à la question diagnostique.

Stage : « Le symptôme : du signe à la solution ? »

Responsables : Anne Castelbou Branaa et Jean-Claude Coste

Contrairement à ce qui se véhicule dans le monde contemporain, FREUD et LACAN n'ont pas cherché à éradiquer les symptômes, mais à leur attribuer une causalité, une valeur de vérité cachée et une fonction de jouissance. En règle générale, les symptômes font d'abord signe d'un malaise existentiel, tout au moins d'un inconfort accompagné d'affects douloureux. Si on suit le modèle de l'expérience analytique, celui ou celle qui souffre cherchera à les comprendre et à s'en libérer en les adressant à un « sujet supposé savoir ». Ainsi au cours de leur déchiffrage se précisera ce qu'ils recèlent de vérité cachée. Il s'agira dans ce stage d'examiner en quoi la position éthique de l'analyste contribue au déchiffrage du symptôme et au dévoilement de sa fonction de jouissance, voire à son rôle essentiel. Ainsi sera problématisé le devenir des symptômes d'entrée, et ce qui se solutionne à la fin d'une analyse, du rapport du sujet (névrosé, psychotique ou autiste) au réel impossible à supporter, voire impossible à réduire.